19 novembre 2005

Tiens, si on jouait les étudiants?

Un nouveau concept à exploiter : s'intégrer dans un groupe d'étudiants pour payer une séance de cinéma à moitié prix!! Bon, nous ne sommes pas des resquilleurs, et nous avons bénéficié du tarif sur l'invitation d'une gentille prof de collège qui emmeneait ses élèves à la projection...

Pour voir quoi? Eh bien, le film que nous voulions voir était "La chute". Il décrit, au travers du personnage de sa jeune secrétaire, les dernières heures de la vie d'Hitler, et la mise en scène qu'il a faite de sa mort. C'est ainsi que dans un bunker berlinois, on VIT rééllement avec le Führer, et autour de lui ses fidèles, les uns préparant leur fuite, les autres leur mort... Le portrait des dernières heures du régime hitlérien provoque très vite un malaise, car on se sent oppressé dans l'univers clos du bunker, où la mort rôde partout à chaque moment.

Toute la difficulté de ce film est que le génocide est à peine évoqué, que l'on est dans un milieu clos, d'où on entend à peine les rumeurs de la guerre, et malgré soi on éprouve de l'empathie pour le personnage (excellemment joué par Bruno Ganz). Parfois même, on est presque soulagé de voir transparaître le désespoir et la folie du Führer dans ses accès de fureur, ses paroles impitoyables et cruelles, pour se rassurer un peu et se dire que sa mort est l'issue que l'on attend. Mais il est entouré de tant de bienveillance, d'admiration sans borne, que l'on a du mal à ne pas comprendre les gens qui lui sont dévoués et qui veulent à tout prix l'empêcher de commettre le pire. Très dérangeant tout cela... Comment ont-ils pu suivre cet homme, pourquoi?

Finalement, le dernier mot de la secrétaire (qui est toujours vivante) décrit bien le paradoxe : pendant longtemps elle s'était rassurée en se disant qu'elle n'était pas responsable, parce qu'elle était jeune et ne savait pas. Mais finalement quand elle a pris conscience de son engagement auprès d'Hitler, elle a réalisé que la jeunesse ne pouvait pas tout excuser...

Commentaires

Ka, tu as trouvé ta voie: critique cinématographique. Présente toi en tant que tel lors des premières, fabrique-toi (avec l'ordi) une carte bidon et tu n'auras plus besoin de soudoyer quiconque pour bénéficier d'un demi-tarif. Tu assisteras gratuitement aux premières avec tapis rouge et champagne. (Evidemment si tu caresses le producteur dans le sens du poil!)

Ecrit par : Bambo | 20 novembre 2005

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