05 mars 2006

Vivre avec la maladie de Parkinson

Une petite note un peu sérieuse, à propos d'un sujet qui me touche particulièrement, celui de la maladie de Parkinson.

En effet, mon père en premier lieu, a développé le syndrôme depuis de longues années déjà, suite à un accident médical... C'est ainsi que depuis 1986 (il avait alors 34ans) il souffre de cette maladie qui atteint les cellules nerveuses, et trouble les fonctions motrices. Après avoir traversé de dures épreuves, tant psychologiques que physique, semé de difficultés liées aux traitements plus ou moins heureux, il a pu en 2001 bénéficier d'une opération chirurgicale. Il porte désormais une sorte de pile qui stimule les cellules nerveuses malades. Sans l'avoir soigné (cette maladie est incurable), cela lui a permis de reprendre une vie un peu plus normale, un peu moins handicapante... Les médicaments sont toujours là, le handicap toujours perceptible, mais la motricité est reconquise, il a recouvré l'usage de la parole, et le sourire; il peut à nouveau profiter de la vie, à sa mesure, et d'autant plus qu'il a échappé à la mort.

Et puis, d'un autre âge, mon grand père maternel (81 ans) qui, lui, développe la maladie "naturellement" pourrait-on dire, cette affection touchant majoritairement mais tout aussi durement les personnes âgées. Là aussi, les conséquences sont très difficiles à vivre pour lui-même et l'entourage, car le malade est dépendant pour beaucoup de chose simples de la vie. Symptômes et douleurs similaires, perturbations psychiques hélas bien familières, et désarroi identique face à ce mal qui ronge progressivement le cerveau... Il en est encore à un stade où le traitement chimique "suffit", et malheureusement son grand âge écarte de fait les possibilités d'intervention chirurgicale. Il a décidé d'arrêter de prendre ses médicaments, qui le plongeaient dans un état de sommeil permanent, et favorisait des hallucinations. Il assiste tous les jours au recul de ses possibilités physiques, sagement, avec philosophie et résignation...

Enfin, je pense aussi à Francine, qui a découvert un jour que son corps lui faisait défaut, et souffrait de cette maladie; elle ne fait que commencer sa lutte, avec toutes les angoisses et les incertitudes qui l'accompagnent. Je reconnais chez elle les petits signes que j'avais déjà pu observer chez mon père, ce n'est que le début. Il faut s'accrocher, le moral est déterminant, car la dépression est liée à la progression de la maladie. La science avance et avec les années les progrès sont immenses, elle peut espérer vivre mieux et plus longtemps encore que les parkinsoniens déjà opérés...

Pour en savoir plus, et comprendre :

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/neurologie/park...

http://www.med.univ-rennes1.fr/sisrai/art/maladie_de_park...

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